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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:00

« Votre pays est devenu un phare et nous, les Palestiniens, nous hissons les voiles pour atteindre ses rivages »

Marwan Barghouti, vendredi 6 décembre 2013

Durant toutes les longues années de mon combat j’ai eu l’occasion à maintes reprises de penser à vous, cher Nelson Mandela. Et encore plus depuis ma propre arrestation en 2002. Je songe à un homme qui a passé 27 ans dans une cellule, en s’efforçant de démontrer que la liberté était en lui avant qu’elle ne devienne une réalité dont son peuple allait s’emparer. Je songe à sa capacité à défier l’oppression et l’apartheid, mais aussi à rejeter la haine et à placer la justice au dessus de la vengeance.

Lire la suite : http://www.france-palestine.org/Votre-pays-est-devenu-un-phare-e

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 08:38

             Notre association n’est pas, à ce jour, intervenue publiquement à

propos des révolutions syrienne ou égyptienne, sauf quand les conséquences

 pour les Palestiniens étaient incontestables.

  

         Ce fut le cas à propos du camp de réfugiés de Yarmouk

en Syrie, ou récemment du blocage de Rafah.
 

    Nous sommes évidemment très préoccupés et choqués par les événements
dramatiques en cours, mais nous savons qu’il peut y avoir entre nous à leur
propos des appréciations divergentes. Il nous semble vital de maintenir
notre cohérence et notre capacité d’intervention en nous centrant sur ce qui
est l’objet même de notre association : la solidarité avec le peuple
palestinien.

 

De ce fait, nous ne pensons pas opportun de prendre aujourd’hui une position
publique sur la Syrie.

 

L’intervention annoncée nous amène néanmoins à rappeler, en interne à ce
stade, quelques points forts tirés de l’expérience politique d’une
association riche d’un passé qui remonte aux années 70.

Une intervention militaire ne peut s’affranchir du droit et de la légalité
internationale. L’ONU est aujourd’hui paralysée sur la question syrienne en
raison notamment de l’opposition de la Russie. Mais personne ne semble
vouloir faire le rapprochement avec la paralysie de l’ONU sur le dossier
palestinien du fait du veto américain. Pour un conflit dont la centralité
est pour nous établie et qui pourrit la situation régionale depuis plus de
60 ans, c’est dramatique.

 

Nous sommes devant une double évidence : le « deux-poids, deux-mesures » de
la politique occidentale et l’impunité totale accordée à Israël lorsqu’il
commet des massacres contre le peuple palestinien. Le rapport du juge
Goldstone parlait de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité
après les massacres à Gaza et l’utilisation du phosphore blanc, mais les
Etats-Unis et les pays européens, dont la France, ont tout fait pour bloquer la moindre condamnation d’Israël par l’ONU.

 

Les responsabilités sont lourdes parmi les puissances (pays occidentaux et
Russie) qui ont tour à tour ou en même temps équipé et formé les armées de
tous les pays de la région, en leur facilitant, sans état d’âme, l’accès à
des armes de destruction massive. Armes dont on a vu les effets avec l’emploi
effroyable de l’arme chimique contre la population syrienne.

 

La question de la prohibition des armes nucléaires et chimiques ne peut se limiter à la Syrie et à l'Iran, elle concerne tous les pays de la région,
et, au premier chef, Israël.

 

L’arsenal nucléaire d’Israël, seule puissance nucléaire de la région, constitue une menace permanente pour la paix et ne peut qu’inciter à une folle course à l’armement.  

 

Le développement des drones par Israël, et les encouragements de certains pays, dont la France, qui veulent leur en acheter quelques unités, constituent

également un facteur de déstabilisation.


Notre ligne de conduite repose sur le droit international comme base de
résolution des conflits et sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
En ce sens, nous croyons en la capacité des peuples à se mettre en mouvement
et à faire l’histoire, quelles qu’en soient les vicissitudes dramatiques.

C’est, à notre modeste place, ce que nous cherchons à faire en mobilisant

l’opinion française pour que notre pays joue enfin son rôle pour que soit mis un terme en Palestine à une injustice historique qui menace la paix du monde.      

 

Paris le 3 septembre 2013

Le bureau national

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 08:39

11.11.2012  

 

Guy Milière est un des commentateurs réguliers du site ultrasioniste Metula News Agency. C'est un néoconservateur. À ce titre, son appréciation sur le résultat des élections américaines et ses conséquences pour Israël, bien que très excessive, mérite d'être lue... 

 


Israël est plus que jamais seul
 (info # 011111/12) [Analyse]

Par Guy Millière © Metula News Agency


Pendant quelques semaines, on a cru que Barack Obama allait perdre l'élection présidentielle américaine. Cela semblait si possible que je suis parvenu moi-même, durant quelques jours, à me convaincre que les choses se passeraient ainsi.


Les faits sont là : Obama a gagné et obtenu un second mandat. Sa réélection sera très lourde de conséquences pour le monde, économiquement et géopolitiquement parlant. J'y reviendrai en détail.


Elle aura aussi un impact important sur les relations entre les Etats-Unis et Israël. On peut s'attendre à ce que je craignais depuis l'élection de 2008. A savoir à une distension des liens entre les deux pays.

 

Très visiblement, la jeunesse américaine, dont l'esprit a été formaté par le politiquement correct à l’université, ne se sent plus guère motivée par ce qu’il se passe dans le reste du monde, et se laisse tenter par le discours anti-israélien ambiant.

 

Des organisations pro-palestiniennes et des associations juives de gauche, telle que J Street, ont réussi un travail de mobilisation, et de dénigrement qui a conduit à la défaite de la plupart des candidats à la Chambre des Représentants et au Sénat qui s’étaient prononcés, ces dernières années, en faveur d’Israël.


Très visiblement aussi, l’évolution de la population juive américaine fait que celle-ci se sent de moins en moins concernée par l’avenir d'Israël. Contrairement à ce qu'avaient indiqué certains sondages, l'électorat juif américain a, à nouveau, voté massivement Démocrate, à hauteur de soixante-dix pour cent !

 

Dans l'ordre de ses préoccupations, Israël arrive en cinquième ou sixième position dans les sondages, loin derrière l'avortement, les questions sociales, l'emploi ou le mariage homosexuel. Les Juifs américano-américains n'ont, à l'évidence, pas les mêmes préoccupations ou la même vision du monde que celles des Juifs israéliens ou des Juifs israélo-américains.

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Obama, dans ces conditions, a très largement les mains libres. Les défenseurs d'Israël aux Etats-Unis se trouvent affaiblis – sous réverse qu’il en existe encore. On peut s'attendre dès lors à des initiatives d'Obama au Proche-Orient :


1. Les premières d’entre elles devraient concerner les élections israéliennes elles-mêmes. Il serait surprenant qu'Obama ne cherche pas à influer sur le résultat du scrutin, en reprenant ses activités de déstabilisation, ou de tentatives de déstabilisation sur Netanyahu, et en soutenant très activement une opposition de gauche, susceptible d'être à sa solde. Une reconduction, en janvier, de la coalition menée par l’actuel premier ministre israélien déboucherait sans doute sur la continuation d’une guerre de positions entre Israël et la Maison Blanche. Une guerre dont les quatre dernières
années n'auront été qu'un avant-goût.


2. Les autres initiatives du président américain auront trait à la question palestinienne. Il doit être envisagé qu'Obama puisse apporter son soutien a une initiative de Mahmoud Abbas a l'ONU, aux fins d'obtenir un siège d'Etat associé pour l'Autorité Palestinienne. Des efforts pour diaboliser et isoler Israël doivent aussi être attendus, ainsi que des pressions sur l’Etat hébreu pour qu'il accepte la création d'un Etat palestinien dans les "frontières de 1967".

 

Cet Etat ne verra pour autant pas le jour, je pense. Mais ça n’aura pas été faute d’essayer, pour Obama. La cause en sera que les dirigeants "palestiniens" ne veulent pas d'un Etat, et surtout pas d'un Etat "aux côtés" d’Israël.


3. La troisième série d’initiatives concerneront l'Iran. On soupçonne des pourparlers entre l'administration Obama et le gouvernement iranien, censés déboucher sur un accord historique préservant le nucléaire perse non militaire... Israël aura de plus en plus de mal à faire entendre sa voix et à lutter contre le risque d'une bombe atomique iranienne.

 

On parle aussi de plus en plus d'une initiative de dénucléarisation régionale, sous l’égide des Nations Unies, avec l'accord et le soutien actif des Etats-Unis. Le nucléaire israélien serait alors en première ligne.


Enfin, l’on fait état d'une volonté de renforcement des liens entre l'administration Obama et les 
Frères musulmans en vue d'une unification régionale de l'islam sunnite. Cela s’apparenterait à la restauration du califat.


Je reviendrai plus en détail dans les prochaines semaines sur ces différents points. Une mutation majeure est en cours. Elle impliquera des décisions tout aussi importantes. Je ne puis en traiter de façon précise et circonstanciée à cet instant, car je me trouve aux Etats-Unis. Je m’en chargerai dès mon retour.


Le désastre Obama tel que je le décris dans mon dernier livre ne fait que commencer.


Israël me semble plus que jamais seul. Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays. Israël survivra, j'en suis sûr. Le pays dispose de forces et de potentialités remarquables, et son peuple est, hélas, accoutumé aux épreuves et sait les regarder en face.


En tant qu’ami d'Israël, je suis soucieux, mais je ne veux pas être inquiet. La situation est mauvaise, certes, mais elle reste après tout meilleure qu'en 1948-49, qu'en 1967, ou qu'en 1978

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 10:31

5 aout 2011. les révolutionnaires syriens redoublent d'audace.
En ce mois de ramadan qu'ils ont dédié «à la victoire de la révolution», les révolutionnaires syriens redoublent d'audace dans l'épreuve de force qui les oppose au régime de Bachar El-Assad. Ni la sanglante répression du soulèvement ni l'impuissance de la communauté internationale n'entament leur détermination à faire tomber le clan Assad installé au pouvoir depuis plus de quatre décennies.

Ce 5 août, premier vendredi du mois de ramadan, «30.000 manifestants défilent à Deir Ezzor (est), et des milliers d'autres à Deraa (sud) et Qamechli (nord-est) pour soutenir la ville de Hama (centre)», annonce Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue syrienne des droits de l'homme, soulignant qu'«à Irbine, près de Damas, les hommes de la sécurité ont tiré sur une manifestation, faisant au moins cinq morts et de très nombreux blessés». Pour sa part Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), annonce «plus de 12.000 manifestants dans le gouvernorat d'Idleb (nord-ouest)». L'agence de presse officielle Sana indique, de son côté, que «deux membres des forces de l'ordre (avaient) été tués et huit blessés dans une embuscade tendue par des hommes armés sur la route de Maarrat al-Noomane et Khan Chaykhoune, dans la région d'Idleb».

Mais, tout en continuant à investir la rue, de jour comme de nuit, les Syriens occupent désormais aussi le terrain politique. Dans une déclaration commune signée dans la soirée du 3 août, 69 «coordinations et comités de la révolution syrienne » condamnent d'une seule voix l'assaut sanglant lancé, à la veille du ramadan, contre la ville de Hama et appellent le monde arabo-musulman et la communauté internationale à prendre ses responsabilités (lire la lettre en arabe ici, et sa traduction en français ). Un bel exploit alors que le régime déploie ses chars et ses milices et que l'implacable maillage sécuritaire du pays empêche les contestataires de communiquer entre eux, d'une région à une autre, voire au sein même d'un quartier.

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 10:41

TRIPOLI - L'Otan poursuivait dimanche ses frappes aériennes sur des cibles militaires à Tripoli, tandis que le régime tentait de reprendre l'offensive en lançant une contre-attaque sur le hameau de Goualich dans l'ouest, sans succès dans l'immédiat.

               Dimanche à 00H50 (samedi à 22H50 GMT), deux explosions ont secoué le quartier de la résidence du colonel Kadhafi, au coeur de Tripoli, suivies d'explosions dans l'est et le sud-est de la capitale, selon un journaliste de l'AFP.

              L'Otan a confirmé des frappes au cours desquelles ses appareils ont "touché deux centres de contrôle et de commandement, deux lanceurs de missiles sol-air et une arme anti-aérienne" à Tripoli.

Samedi, l'Otan avait déjà mené d'autres raids sur Tripoli, dont certains avaient visé les murs et les tours de garde de la résidence du dirigeant libyen, a indiqué dimanche un responsable de l'Alliance à Bruxelles. Les tours ont été spécifiquement visées car "elles protégeaient le centre de commandement et de contrôle" du site, a-t-il dit.

                  De son côté, l'armée du colonel Kadhafi a tenté dimanche de reprendre le hameau de Goualich, à une centaine de km au sud de Tripoli, a constaté un correspondant de l'AFP sur place. Goualich a déjà changé de mains plusieurs fois au cours des 5 mois de conflit.

               L'armée loyaliste a attaqué la ville et bombardé la zone, avant d'être contrainte de se replier face aux rebelles, qui tiraient notamment des roquettes.

             Selon le correspondant de l'AFP, des bombardements et des tirs nourris ont eu lieu pendant deux à trois heures. Vers 19H30 (17H30 GMT), il pouvait encore entendre quelques déflagrations.

                  Pendant toute la durée des bombardements, l'Otan survolait la zone.

Avant de lancer leur offensive, les pro-Kadhafi avaient envoyé des dizaines de civils pour annoncer leur arrivée et tenter de convaincre les combattants rebelles de se replier, selon des témoignages d'insurgés recueillis par l'AFP sur place.

                Le 13 juillet, des violents combats avaient déjà lieu dans les environs de Goualich, où des centaines de rebelles avaient réussi à repousser la contre-offensive des pro-Kadhafi.

               Le leader libyen a pour sa part qualifié de "complot colonial" les événements qui secouent son pays depuis la mi-février, dans un message audio diffusé dans la nuit sur la télévision d'Etat.

               Il a aussi rejeté les accusations d'éliminations d'opposants et de meurtres de milliers de manifestants, lancées par des groupes de défense des droits de l'Homme.

"Seulement huit personnes sont mortes et une enquête est en cours pour déterminer qui les a tuées. (...) Montrez-nous où sont enterrées les milliers de personnes (qui auraient été tuées)", a demandé M. Kadhafi.

Il a par ailleurs exprimé sa solidarité avec l'ex-président égyptien Hosni Moubarak, qui a abandonné le pouvoir en février sous la pression de la rue, affirmant que c'était un homme "pauvre, modeste" et qui "aime" son peuple.

L'Allemagne a annoncé de son côté dimanche qu'elle avait accordé une aide civile et humanitaire d'un montant de 100 millions d'euros à l'opposition libyenne regroupée dans le Conseil national de transition (CNT).

"En raison de la guerre que mène le colonel Mouammar Kadhafi contre son propre peuple, la situation en Libye est extrêmement difficile", a expliqué le ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle dans un communiqué.

"Les moyens manquent pour édifier les structures nécessaires et soulager les déficits allant des équipements médicaux à la nourriture. Résultat, les gens souffrent de plus en plus, en particulier dans l'est de la Libye", a ajouté le ministre.

              La Libye est déchirée par des combats entre pro et anti-Kadhafi après un soulèvement contre le dirigeant, au pouvoir depuis plus de quarante ans.

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